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  • Bruno Leyvastre

Ne laisser personne au bord de la route ...


L’importante mutation que nous vivons aujourd’hui n’est pas réservée à un pan d’activité de notre société mais l’impacte dans son entièreté tant elle touche dans un même temps les aspects technologiques, économiques, sociétaux ou politiques de notre quotidien.

Ce seront ainsi en France près de 4 actifs sur 10 (8,8 Millions de personnes) qui vont, d’ici à 2030, soit perdre leur emploi, soit être amenés à suivre une formation pour changer de carrière.


Dans le même temps selon plusieurs études 85% des emplois de 2030 n'existent pas aujourd'hui [1]


Cette triple contrainte "Mutation-Évolution-Création" touchera en premier lieu et de plein fouet l’emploi, et ne pourra pas être réduite par un traitement purement comptable et administratif, dévastateur tant en termes d’identité entrepreneuriale que de résultat à moyen terme.

Qui plus est, un tel traitement a non seulement des coûts directs énormes pour les entreprises, mais aussi des coûts indirects faramineux si l’on y inclut ceux liés au mal être au travail de salariés insatisfaits, et de fait moins impliqués au travail (absentéisme, burn out, baisse de productivité, grèves, baisse de la qualité de travail, bullshit jobs…) ou cédant à l’appel de la concurrence.

Quant aux coûts directs et indirects liés à des mouvements sociaux ceux-ci se chiffrent rapidement en millions d’euros avec un retour à la normale toujours très long et des cicatrices pas toujours réellement refermées, comme l'a montré le mouvement des Gilets jaunes à l'hiver 2018, puis les grèves de l'hiver 2019 et leur résurgence annoncée à l'atome 2020 à l'aune de la crise économique post Covid.


Comment avancer ?


En compléments aux différents dispositifs proactifs d’appui aux mutations économiques (AME) initiés+ par le ministère du travail, et en particulier aux démarches de Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) un certain nombre de groupes ont créée des manifestations internes (hackaton, create lab, innovation days, …) permettant aux plus entrepreneuriaux de leurs salariés de pouvoir pleinement s’exprimer et s’épanouir, faisant ainsi d’une pierre deux coups : les garder et créer de nouvelles activités.

Ces approches sont importantes et nécessaires mais réservées à une population trop restreinte "d’happy few", ayant en général un bon niveau d’études et prive ainsi l’entreprise de la créativité de nombre de ses collaborateurs qui forment la base de sa pyramide sociale.

Or, ce sont ceux-ci, dont beaucoup de ceux qui constituaient pendant la crise sanitaire la deuxième ligne indispensable à la vie de la nation, qui moyennement, voire non qualifiés, seront les premiers touchés lors de disruptions entrainant des mutations organisationnelles sévères.


Acclamés hier, peut-on imaginer les laisser sans rien tenter sur le bord de la route demain sauf à provoquer un véritable tremblement de terre social ?


Non bien sur car il en va de l'équilibre de notre société.


Créer ce qui n'a encore jamais été fait


L’aspect disruptif et novateur de DEEP2 est qu’il s’adresse à la population moyennement, faiblement, voire non qualifiée, soit plus de 5 Millions de personnes qui vont directement et massivement être impactées et dont certains, à l’aune de la crise sanitaire ont regagné en visibilité dans la reconnaissance que leur porte la société (caissières, assistantes, chauffeurs routiers, caristes, employés de banque, etc…).

L’accroissement de la compétitivité des entreprises ne peut pas se faire au détriment des salariés, mais avec eux, en redonnant un sens à leur engagement sur un triptyque simple alliant humain, pédagogie et vision prospective.

Sauf à prendre le risque de les négliger, avec les conséquences décrites supra, il est indéniablement de l’intérêt managérial, économique et humain des dirigeants d’essayer de mettre le plus grand nombre en capacité de s’exprimer sur ce que serait leur vision d’un métier praticable par eux au sein de l’entreprise, tout en correspondant à la stratégie de celle-ci et en étant rentable.


Si comme nous l'avons vu préalablement, 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui, il est vital de pouvoir détecter ce que seront ces emplois, non pas exclusivement imaginés par des CSP +, mais aussi à travers la perception de ceux qui sont depuis de nombreuses années au contact de la clientèle sur le terrain.

DEEP2 instaure une dynamique de changement via une approche participative de création de valeur, force de proposition créatrice de nouvelles activités pour l’entreprise, tout en lui garantissant aussi un maillage plus exhaustif des différents métiers en gestation qui ne seront pas tous liés à l’IA ou la robotisation.


[1] Rapport dell et institut pour le futur (think tank californien)



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